4 points essentiels pour mieux jouer de la flûte

4 points essentiels pour mieux jouer de la flûte

Pour être à l’aise lorsque l’on joue de la flûte et pouvoir proposer le meilleur de soi-même dans son jeu et son interprétation, il y a certains points sur lesquels il faut porter son attention : ce sont des choses très simples, qui sont enseignées dès les premiers cours, et qui restent valables tout au long de la vie d’un(e) flûtiste. Il n’est pas inutile d’en faire régulièrement une petite piqûre de rappel, car les mauvaises habitudes et les petits défauts s’installent très vite ! Avant même de souffler la première note d’un morceau, voici donc quatre points essentiels.

1. Les pieds stables

Il s’agit de la base : permettre à notre corps d’avoir une position stable, confortable et d’éviter les tensions dues à la position de la flûte. Beaucoup d’élèves flûtistes ne sont pas attentifs à la position des pieds et font l’erreur de se tenir debout, les jambes raides et les pieds serrés. Il y a plusieurs problèmes avec cette mauvaise position :

  • Les jambes raides entraînent des tensions qui se répercuteront inévitablement sur l’ensemble du corps.
  • Les pieds serrés ne permettent pas d’être correctement ancré dans le sol et donc d’avoir une position stable. De plus, cela accentue la torsion que provoque la tenue de l’instrument dans le haut du corps.
  • La position idéale est d’avoir les genoux souples (sans pour autant descendre jusqu’aux squats ! ), la position des pieds (lorsque l’on joue debout) peut être comparée aux aiguilles d’une horloge qui indiquerait 12h10. Cette position des pieds un peu écartés donne une véritable stabilité à l’ensemble du corps et de cette façon, la torsion provoquée dans le haut du corps avec la position de l’instrument est diminuée grâce à l’ouverture du bassin en déplaçant le pied droit légèrement vers la droite.

« Stabilité ne veut pas dire raideur. C’est la condition de la fiabilité, la clé de la souplesse et de la liberté. Le corps entier participe à la stabilité. N’ignorez aucun éléments physique : soutien, mains, pieds, tout contribue au confort et à l’efficacité ».

Michel Debost « Une simple flûte … » p. 288

Nous vous concoctons un article sur cet excellent ouvrage très complet sur la flûte traversière ! 😉

2. Des points d’appui solides

On parle ici des points d’appui sur lesquels sont posés l’instrument :

  • Appui 1 : au-dessus de l’articulation métacarpo-phalangienne de l’index gauche. Maintien de la flûte vers soi.
  • Appui 2 : le pouce de la main droite repousse la flûte vers l’extérieur.
  • Appui 3 : le menton maintient l’équilibre des forces contraires.

Ces trois points d’appui doivent être stables pour permettre que la flûte « se tienne » sans tensions, par le juste équilibre de leurs forces contraires : la main gauche attire la flûte à soi, contrairement à la main droite qui pousse la flûte vers l’extérieur, tandis que le menton, lui, maintient le tout. Il faut veiller à ne pas s’agripper à la flûte ou à ne pas porter la flûte via le pouce.

« Il est important de noter aussi que les trois points d’appui sont « muets », c’est-à-dire qu’ils ne doigtent aucune note. Si on ne crée pas la stabilité avec les points d’appui, on devra la compenser ailleurs, en tenant avec les doigts qui font les notes, et en raidissant, par là-même, la fluidité de la technique« .

Michel Debost « Une simple flûte … » p. 286

3. La tête haute

La flûte traversière a cette particularité de ne pas devoir positionner l’embouchure contre la bouche, comme pour la trompette ou le trombone par exemple, ni même dans la bouche, comme les becs des clarinettes ou des saxophones. L’embouchure se positionne au bord de la lèvre inférieure et n’est donc pas recouverte. De ce fait, la direction de l’air envoyée dans l’embouchure est directement liée à la position de la tête. Pour avoir un son stable et homogène sur toute la tessiture, il faut permettre une grande ouverture de l’embouchure, avec une tête droite. Une position de tête vers le bas couvrirait le trou de l’embouchure et aurait tendance à fermer la gorge, et donc de potentiellement gêner l’émission du son et la respiration. A l’inverse, si la tête était exagérément montée, l’ouverture de l’embouchure serait beaucoup trop importante pour espérer avoir un son stable et centré.

4. Une respiration calme

Un dernier point essentiel à avoir en tête avant de commencer à jouer est la respiration. La flûte traversière est un instrument à vent, la respiration est donc un élément essentiel pour la qualité du son que l’on produit et pour le confort de jeu. Il faudrait plusieurs articles pour en parler, mais il faut ici souligner l’importance d’être constamment attentif à la qualité des respirations. La posture stable, tonique et souple du corps nous permettra d’inspirer (penser à bailler, à enrouler la langue pour ouvrir la gorge et laisser l’air entrer) et d’expirer (avec le transverse, tout en maintenant les côtes au-dessus ouvertes, afin de ne pas se vider en soufflant) efficacement. Pour aller plus loin sur ce thème : « Respiration, anatomie, geste respiratoire » de Blandine Calais-Germain.

La respiration fait par ailleurs partie intégrante de la musique et devra être adaptée au caractère du morceau joué.

Il est primordial de ne pas négliger ces simples conseils de base, car ils contribuent en grande partie au confort du jeu et donc à la qualité de l’interprétation, du son et de la vélocité !

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