La sonorité : des gadgets et des idées pour vous aider 😉

La sonorité : des gadgets et des idées pour vous aider 😉

Lorsque l’on débute à la flûte traversière, on peut se trouver démuni devant la multitude d’informations dont il faut tenir compte. Certains éléments en particulier demandent du temps avant de les maîtriser. C’est le cas par exemple de la pression, de la vitesse et du débit de l’air afin d’émettre un son, ou, de la position de l’embouchure et du corps de la flûte, afin de trouver une posture ergonomique, confortable et efficace. Nous vous proposons ici quelques gadgets et idées afin de vous aider…

L’émission du son : souffler dans une flûte, ce n’est pas une mince affaire…

Et oui, vous l’avez sûrement remarqué : si vous ne soufflez pas « au bon endroit » du biseau de l’embouchure, ou si vous soufflez trop/trop peu fort, si votre ventre est relâché, votre son ne vous satisfait pas, voire, il ne sort pas du tout… ou alors, vous voulez jouer dans le grave, et c’est l’aigu qui sort… Voici quelques outils pour vous aider à émettre votre son et à comprendre comment souffler, en étant attentif aux sensations.

a) une paille

Pour créer un son à la flûte traversière, il faut une certaine « pression » (pression de l’air, pression à l’intérieur de la cage thoracique). Et cette pression est obtenue par l’utilisation de certains muscles thoraciques et abdominaux. Par exemple, si vous relâchez la ceinture abdominale au moment de l’expiration, vous entendrez un son peu flatteur, creux, que vous ne pourrez garder longtemps. Les professeurs parlent souvent de « soutien » pour émettre les sons et les enchaîner entre eux ; chacun y va de son explication, les nouvelles théories (utiliser le muscle du « transverse ») se heurtent aux anciennes (pousser vers le bas). Il est surtout important de ressentir l’endroit du soutien et de ressentir quels muscles mobiliser.

Une simple paille, avec un trou assez menu, permet de sentir la résistance de l’air qui passe. Et de mieux ressentir l’endroit du ventre qui se contracte…

Une fois sur la flûte, il faut retrouver cette sensation, malgré que le trou de l’embouchure soit « découvert » et bien plus gros que celui de la paille (qui lui était couvert par les lèvres). Il faut donc continuer à solliciter le bas du ventre, comme si on travaillait avec la paille.

b) le pneumopro

Deux autres paramètres de l’émission du son impliquent la direction et la vitesse de l’air. Quelle direction de l’air faut-il pour produire un son ? Est-ce la même direction pour le grave, le médium, l’aigu? Et quelle vitesse d’air faut-il pour générer un son ?

Voici quelques notions, basées entre autres sur le livre de Michel Debost, « Une simple flûte… » , qui peuvent vous aider à comprendre certaines subtilités :

  • air rapide = air frais, intonation haute
  • air lent = air chaud, intonation basse
  • registre grave : soufflez vers les pieds
  • registre médium : soufflez davantage devant vous
  • registre aigu : soufflez davantage vers le haut

La pratique régulière de l’instrument permet en général de trouver une réponse à ces questions qui sont peu assimilables via une approche théorique. Ce sont surtout les sensations et les expérimentations qui vont permettre d’acquérir une aisance dans ces domaines.

Mais…il existe un outil, le pneumopro , qui peut vous aider à visualiser et à trouver cette sensation de direction et de vitesse d’air.

Vous trouverez le pneumopro sur internet ou en cliquant sur le mot « le pneumopro » ci-dessus.

c) quelques exercices pour travailler le soutien

💡 souffler dans un verre d’eau : prendre une paille, remplir un verre d’eau presqu’à ras bord et souffler longtemps, de petites bulles régulières, sans faire déborder l’eau. Sentez où se contracte et comment se contracte le muscle abdominal du transverse, dans le bas du ventre, et cherchez à retrouver cette sensation sur la flûte (la résistance de l’eau est plus facile à ressentir que la résistance de l’air, qui existe bel et bien quand on souffle de l’air dans sa flûte, mais qui est moins perceptible).

💡 pour les enfants : il existe des petits jeux avec des pipes et une balle à souffler en l’air, qui peuvent aider à ressentir le travail à effectuer.

💡 souffler un papier à cigarettes contre un mur : tenez un petit bout de papier à cigarette contre un mur puis soufflez au centre du papier et lâchez votre doigt. Si la pression/débit/vitesse de l’air est bonne, le papier cigarette se plaque contre le mur.

💡 souffler sur une bougie allumée : placez une bougie allumée devant vous. En soufflant vers la flamme vous devez la faire bouger de façon continue sans l’éteindre ; ou imaginez que vous devez éteindre 80 bougies sur un gâteau en un seul souffle ;-).

💡 souffler à côté de la flûte : décalez votre bouche et posez-la sur le tube de la flûte, à côté de l’embouchure. Jouez votre morceau et écoutez l’air qui passe entre vos lèvres. Vous devez l’entendre. De retour sur la flûte, votre son devrait « mieux » sortir.

Nous espérons que ces idées et gadgets vous seront utiles dans votre apprentissage de la flûte traversière. Aucun gadget, cependant, ne remplace une pratique régulière : la paille, le pneumopro et les petites astuces données dans cet article sont des aides pour comprendre le « soutien » et les différents paramètres de l’émission du son. Mais c’est à force de pratiquer que ces éléments vous deviendront acquis et naturels.

Dans un prochain article, nous vous proposerons des gadgets et des idées pour améliorer votre position à la flûte😉.

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